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Cours « Fracture Main – Poignet – Calcaneum »

Le 22 Mai 2015 c’est tenu un cours sur les fractures du poignet de la main et du calcanéum animé par les docteurs Nicolas Cellier, Olivier Mares et Christophe Bosch. Ce cours organisé au sein du laboratoire d’anatomie de la Faculté de Médecine de Nîmes s’adressait aux infirmiers de blocs opératoires et aux internes de chirurgie.

Il a permis de faire une mise au point sur les différentes techniques chirurgicales dans la cadre des fractures de poignet et de main ( Docteur Bosch et Mares) ainsi que les fractures du calcanéum ( Dr Cellier).

Outre les présentations, les participants ont pu manipuler le matériel chirurgical et s’exercer sur des os de synthèse.

Grand merci aux participants. Ce congrès à permis des échanges constructifs. Il s’agit toujours d’une très bonne façon de faire progresser ses techniques et sa compréhension de la chirurgie dans une ambiance de compagnonnage.

Fracture du « boxeur »

La fracture du col du 5ème métacarpien est la fracture la plus fréquente de la main. On la nomme fréquemment « fracture du boxeur » par ce qu’elle peut se produire dans le cas de combat de boxe mais surtout plus fréquemment dans les bagarres ou les « décharges d’adrénaline » contre une mur, une porte ou tout autre surface qu’il l’emportera sur la solidité de l’os.

Voici le lien pour la prise en charge de cette fracture

Section de fléchisseur

Anatomie

La face antérieure de la main est constituée de:
– 2 tendons «fléchisseurs» ( fléchisseurs profond et superficiel) pour permettre le mouvement de fermeture (préhension). A l’exception du pouce qui n’est constitué que d’un seul tendon fléchisseur
– 2 artères de part et d’autre de chaque doigt pour permettre la vascularisation, apport de sang et d’oxygène aux cellules du doigt
– 2 nerfs dit «nerfs collatéraux» qui transmettent le sensibilité des pulpes de chaque doigt.

Dans la paume de la main et encore plus dans la face antérieure des doigts l’espace est très restreint. Les différents éléments ( tendons, nerfs et artères) sont très à risque de lésion même dans le cas d’une plaie apparaissant simple ou minime.

Prise en charge

Toute plaie de main dépassant le plan cutanée doit donner lieu à une consultation dans un centre SOS Main ( centres référents) afin de s’assurer par un examen clinique rigoureux de l’intégrité des structures. 
Deux cas se présentent alors:
– plaie sans aucun doute de lésion pour les éléments du doigt:
une suture est réalisée au service des urgences sous anesthésie locale.

– plaie avec un doute ou une lésion découverte à l’examen:
une prise en charge chirurgicale spécialisée est nécessaire.PLAIEFLECH

Les tendons fléchisseurs sont des structures de collagène inextensible pouvant être assimilés à «une corde» transmettant la force des muscles de l’avant-bras aux doigts. Les forces transmissent sont considérables sur ces éléments.
 Dans le cas de plaie avec section une réparation est indispensable. Une chirurgie de precision et spécialisée est nécessaire car les tendons coulissent dans un système de «gaine» très étroit qui ne tolère que peu une prise en charge inadaptée. Vidéo de la mobilité tendineuse après suture.
Flechsuture

La réparation est réalisée avec des sutures par fils. La force totale du tendon ne sera retrouvée qu’une fois ce dernier cicatrisé. La cicatrisation est d’environ 3 mois. Durant cette période une précaution particulière devra être suivie pour ne pas avoir de nouvelles ruptures du tendon. Dans les 6 premières semaines un attelle est mise en place pour protéger les tendons et le patient ne peut pas se servir de sa main (interdiction de fléchir les doigts car la solidité n’est pas encore acquise).Duran

A partir de la 6ème semaine, l’attelle est retirée et un travail dit «actif» est débuté (flexion de doigt par la patient)

Afin de limiter au maximum les raideurs des doigts réparer, une prise en charge rééducative spécialisée et une assiduité du patient est indispensable, en complément du geste chirugical.
Malgrès une prise en charge optimale les séquelles et complications ne sont pas rare dans cette chirurgie difficile:
– raideur de doigt (déficit d’une parti de la mobilité, d’autant plus que la plaie est importante)
– rupture des tendons
– infection
– algoneurodystrophie
– … 

Chirurgie du « doigt à ressaut »

Le blocage d’un doigt est une pathologie fréquente, on l’appelle doigt « à ressaut » ou à « ressort ». Il s’agit du blocage d’un tendon dans son système de fixation. La chirurgie a pour but de libérer le tendon dans sa course le long du doigt.

Pourquoi encore un site internet de plus ?

     Lorsque l’on demande aux gens s’ils cherchent des informations sur internet pour se renseigner sur un problème, un diagnostic, des questions sur une prise en charge chirurgicale, la plupart des patients vous répondent : « bien sûr », et cette tendance ne va que s’amplifier avec la banalisation des technologies de l’information.

     Par contre, la plupart ne trouve que rarement une information adaptée à leurs besoins et à leurs questions. Ils trouvent des schémas de soins standards plus ou moins complexes selon la maladie, sans réponse simple et claire.

     Nous proposons ici une approche différente, où la primauté est donnée aux ressenties et aux symptômes du patient.

     Au travers d’une interface interactif, nous proposons aux patients de décrire leurs symptômes et de les aider à faire une approche du diagnostic. Car les douleurs du membre supérieur, comme vous le verrez, regroupent un ensemble complexe de maladies et de lésions, qui se révèlent parfois par les mêmes signes.

     Ce site ne compte pas remplacer une consultation de chirurgien spécialisé, qui est nécessaire pour établir tout diagnostic précis et décider de l’opportunité ou non d’une intervention chirurgicale.

Bonne découverte.