La Main - Scaphoïde

Fourmillement Poulies digitales Aponévrose palmaire Hamatum Canal de guyon Canal carpien Radius distal Ligament latérale interne Articulation inter-phalangienne Articulation trapezo-métacarpienne Scaphoïde Première coulisse des extenseurs Unguéal Articulation inter phalangienne distale Articulation inter phalangienne proximale Articulation métacarpo phalangienne Articulation médio-carpienne Articulation radio-carpienne Ligament triangulaire Radius distal Articulation radio ulnaire distale

Fracture du scaphoïde

Fracture du scaphoïde ( aiguë)

Mots clés :

Douleur, perte de force, claquement du poignet; Douleur à la base du pouce; Fracture du scaphoïde; Douleur sans lésion retrouvée

Symptômes :

Le traumatisme est connu avec un choc direct sur la paume de la main. Une douleur s’installe rapidement sur le bord externe du poignet et à la base du pouce. Un hématome peut apparaitre après plusieurs heures. La douleur est le plus souvent modérée au repos mais les gestes de force sont très limités avec une perte de force ressentie par le patient. 

Pathologie :

Il s’agit d’une fracture aigue du scaphoïde carpien. Le scaphoïde est un des petits os qui constituent le carpe (partie de l’articulation du poignet). Sa vascularisation est très précaire (peu d’apport sanguin), cette fracture consolide difficilement et souvent des complications peuvent survenir tel que la pseudarthrose (absence de fusion entre les deux fragments de la fracture). L’examen classique est une radiographie avec des incidences multiples.

On distingue trois cas :
1) La fracture occulte
Si la fracture n’est pas visible (ce qui arrive fréquemment), mais que le patient présente une douleur importante à ce niveau. Il s’agit d’une fracture occulte.

2) La fracture nette, non déplacée :
La fracture es visible initialement sur les radiographies et l’analyse des différentes radiographies ne mettent mas en évidence de déplacements ou d’autres lésions associées.
A ce moment, il existe deux solutions : le traitement orthopédique ou le traitement chirurgical.

SCAPH

3) Les fractures déplacés :
Il existe un déplacement sur l’analyse des radiographies
Un scanner est souvent nécessaire afin de déterminer la forme et la localisation de la fracture. Une prise en charge est nécessaire pour restituer l’anatomie du scaphoïde.

Traitement :

1) La fracture occulte
Auparavant, une immobilisation était mise en place pour 3 semaines, puis une nouvelle radiographie était effectuée. A ce délai, il existe des remaniements de la fracture, qui permettent de l'identifier. De nos jours, il vaut mieux immobiliser le patient et lui faire passer un scanner ou une IRM de poignet rapidement. Si l'IRM est positive une immobilisation est mise en place pour 8 semaines.
Si l'IRM est négative, alors le patient est libéré de son immobilisation et peut reprendre l'ensemble de ces activités.

2) La fracture nette, non déplacée:
- Le traitement orthopédique:
Il s'agit d'une immobilisation du poignet pendant 9 semaines, avec des contrôles radiographiques fréquent afin de s'assurer de la bonne consolidation du scaphoïde. Ce traitement a pour avantage de ne pas être aussi invasif que le traitement chirurgical, mais il expose à un arrêt prolongé des activités sportives et/ou professionnelles.

- Le traitement chirurgical:
Une chirurgie per-cutanée (abord cutanée minimal) est souvent possible. La fracture est stabilisée par une vis qui est posée par une toute petite incision sur la paume ou le dos de la main en fonction de la fracture. Une immobilisation est mise en place pour une durée de 3 semaines ou plus en fonction de la synthèse. Si le montage est très stable, il peut être possible de se passer d'immobilisation.
Cette opération est réalisée en chirurgie ambulatoire. Le délai de récupération est plus court qu'avec le traitement orthopédique au pris d'une intervention chirurgicale.

Scaphpercut

3) Les fractures déplacés:
Seul un traitement chirurgical est possible. Une incision est nécessaire pour repositionner les fragments osseux et les fixer avec une vis. Une immobilisation est mise en place pour 8 semaines.

Séquelles de fracture du scaphoïde

Séquelles de fracture du scaphoïde
( Arthrose du poignet)

Mots clés :

Séquelles de fracture du scaphoïde - Douleur du poignet - Raideur du poignet

Symptômes :

Les manifestations cliniques sont:
-    des douleurs dorsales ou sur le bord externe du poignet (vers le pouce)
-    une perte de force
-    des claquements plus ou moins audible du poignet et très souvent douloureux
-    une diminution de la mobilité
-    l’apparition d’un gonflement du poignet ou de kyste arthrosynovial…

Pathologie :

Les séquelles d’une fracture du scaphoïde non traitée sont dans un premier temps une pseudarthrose ou l’absence de consolidation du scaphoïde. Ensuite une dégradation progressive du cartilage (arthrose) va se développer, entrainant une désorganisation des articulations constituant le poignet appelé« SNAC wrist »(Scaphoid Non-Union Advance Collapse). Une fois que l’arthrose  débute sur les pourtours de la fracture du scaphoïde, elle va s’étendre petit àpetit àtout le poignet entrainant le blocage douloureux progressif de ce dernier.

Une classification existe pour déterminer l’importance et l’étendue de cette arthrose ( Classification de Watson). Elle permet de déterminer les traitements possibles.

L’arthroscanner est l’examen de référence pour déterminer l’état du cartilage et donc les options thérapeutiques.

ScanAosepoignet

Traitement :

De multiples traitements existent en fonction du degréd’atteinte d’arthrose du poignet (Classification de Watson) et de données cliniques (douleur, mobilités, âge, exigences professionnelles ou sportives…). Dans tous les cas, il s’accompagne les plus souvent àdes degrés divers d’une diminution de la douleur, de la force et de la mobilité. L’existence d’une arthrose du poignet chez un travailleur physique peut remettre en question sa profession même après un geste chirurgical réalisé afin de préserver son poignet

A) La dénervation totale du poignet:

Cette intervention consiste àsectionner les nerfs donnant la sensibilitéde l’articulation du poignet. Seuls les nerfs intéressant le poignet sont sectionnés. Il n’y a pas d’atteinte de la sensibilitéde la main et des doigts. Cette intervention a pour principal avantage d’être peu agressive et efficace sur les douleurs, mais elle n’arrête pas l’évolution de l’arthrose du poignet. Elle peut être associée àune autre intervention sur le poignet pour améliorer la diminution des douleurs. Elle est indiquée dans les premiers stades évolutifs de la maladie. Cette chirurgie fonctionne dans environ 70 % des cas avec un délai de résultat voisin de 3 mois.

 B) La résection de la première rangée:

Il s’agit d’une intervention consistant àréséquer les os atteints d’arthrose et àfaire fonctionner le poignet sur une nouvelle articulation. Les os réséqués sont le scaphoïde, le lunatum et le triquetrum. Le capitatum qui est indemne de lésion arthrosique devient l’articulation centrale du nouveau poignet. Cette chirurgie n’est réalisable que dans les stades précoces et donne de bons résultats en terme de douleur avec le maintien d’un volant de mobilité fonctionnelle intéressant. Son principal avantage et qu’elle stoppe l’évolution de l’arthrose du poignet avec de bons résultats àlong terme (20 ans).

RPR

C) Les arthrodèses partielles:

Cette chirurgie consiste àenlever le scaphoïde et parfois le triquetrum et faire fusionner les os atteints d’arthrose ( lunatum, capitatum, hamatum). Le lunatum devient l’articulation centrale du poignet. Cette chirurgie est réalisable dans des stades plus évolués. Elle donne de bons résultats en terme de douleur avec une perte de mobilitéet de force par rapport à l’état pré-opératoire. C’est une chirurgie qui permet de stopper l’évolution de l’arthrose du poignet pour de nombreuses années.

3os

D) L’arthrodèse totale:

Dans les stades évolués, il s’agit de la seule intervention possible. Elle consiste àfaire fusionner les os du poignet entre eux. Il s’agit d’un blocage du poignet. Les mobilités de flexion-extension et d’inclinaison sont bloquées. Seule persiste la mobilitéde prono-supination ( mouvements de type « marionnettes »). L’intervention peut nécessiter le prélèvement d’os au niveau de la crête iliaque ( le bassin) pour permettre la fusion. Cette chirurgie permet de diminuer les douleurs avec parfois une récupération de force du poignet permettant d’envisager une reprise d’activitéde force.

E) La prothèse de poignet:

il s’agit d’une chirurgie qui commence à être développée dans cette pathologie. Elle permet de maintenir la mobilitéet de diminuer les douleurs du poignet, mais l’usure de la prothèse et ces complications n’en font pas une indication de premier choix.